Bilan commercial de la restauration rapide en 2013

D’après les dernières statistiques du magazine spécialisé Snacking, en 2013, la restauration rapide est certes toujours en croissance, mais malheureusement en phase de décélération. Manifestement, l’augmentation constatée de l’affluence ne suffit plus à doper le marché.

La restauration rapide vend moins

Si en 2012-2013, le chiffre d’affaires hors taxe du secteur, représenté par ses 50 plus grandes enseignes, a connu une hausse de 4,5 %, en 2013-2014 ce taux d’accroissement est passé à 4,1 % avec 9 milliards d’euros engrangés (Source : Snacking). Cette baisse de cadence, certes encore légère, ne doit pas être sous-estimée dans la mesure où la restauration rapide est un maillon fort du paysage de la restauration commerciale française : avec 34 milliards d’euros de recettes, elle concentre 70 % des ventes de la restauration commerciale et permet à celle-ci de résister à la crise.

Chiffre d’affaires en ralentissement, mais fréquentation en légère hausse

L’année dernière, il semblerait que les consommateurs ont moins boudé les enseignes de restauration rapide : alors que sur la période 2012-2013, il y a eu 2 % de visites en moins dans ces établissements, sur la période 2013-2014, le recul n’a été que de 1,4 % représentant 51 millions de visites. Ces analyses chiffrées ont été communiquées par le cabinet NPD à la suite d’une enquête auprès de 10 000 personnes. Aussi paradoxale que cela puisse l’être, malgré le recul des ventes, la hausse des visites s’est accompagnée de l’ouverture de nouveaux établissements, en particulier chez les chaînes. McDonald’s par exemple a inauguré 38 nouvelles adresses en 2013 et a enregistré une hausse de 2,53 % de son chiffre d’affaires avec 4,46 milliards d’euros hors taxes de recettes.

Les raisons de cette laborieuse avancée

Si la restauration rapide progresse lentement, c’est tout d’abord à cause de la météo, car le secteur fait la part belle à la vente à emporter. Dans ce cas, lorsque le temps affiche pluie, neige et froid, les commandes diminuent à vue d’œil. C’est ce qui s’est passé en 2013, année marquée par une pluviosité importante et un faible ensoleillement. Conséquence, les consommateurs ne pouvant commander une formule nomade, ils s’abstiennent d’acheter. Mais la météo n’est pas l’unique responsable : avec la crise, le pouvoir d’achat des Français s’est continuellement érodé, les contraignant à un arbitrage des dépenses. La restauration en a pris un coup !

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