Le Petit Robert actualise ses termes gastronomiques

Comme certains termes sont devenus de plus en plus courants dans le domaine de la restauration, Le Petit Robert les intègre dans sa prochaine édition. D’autres termes, nouvellement apparus, pourraient aussi avoir leur place dans les éditions à venir. Enfin, certains mots, affublés d’une connotation négative dans la restauration, ont été remplacés par d’autres.

Les mots de la gastronomie nouvellement intégrés

L’édition 2015 du Petit Robert intègre des mots déjà couramment utilisés dans la gastronomie. Le burger y trouve ainsi sa place. Certaines plateformes web définissent déjà ce terme comme étant « un sandwich rond d’origine américaine et un produit de la restauration rapide ». Reste à savoir si cette définition sera reprise telle quelle par ce dictionnaire de référence de la langue de Molière. En tout cas, les 2 144 milliards de pièces de burger consommées en France depuis 2013 justifient l’intégration du terme dans un dictionnaire classique.

D’autres termes relatifs à la restauration et à la gastronomie en général seront aussi inclus dans la prochaine édition de ce dictionnaire. Il en va ainsi de la burrata (fromage d’origine italienne voisin de la mozzarella, mais qui s’en distingue par son cœur crémeux) ou encore le gianduja (une pâte onctueuse à base de chocolat et de noisettes broyées).

Les métiers de la bouche ont également donné lieu à l’apparition de mots nouveaux. C’est le cas du métier de barista qui désigne une personne en poste derrière un comptoir et qui sert aussi bien des espressos que des boissons alcoolisées. Ce terme, d’origine italienne, est assez proche du mot barman.

Des mots plus génériques, comme bistronomie, microbrasserie et véganisme feront également leur entrée dans le Petit Robert 2015. Il en va de même pour des grands noms de la restauration contemporaine : Pierre Gagnaire (chef d’un restaurant trois étoiles ouvert en 1981), Alain Passard (chef d’un restaurant trois étoiles ouvert en 1996) et Anne-Sophie Pic (à la tête du restaurant trois étoiles dans la famille depuis 1034).

Le fast casual, un terme qui pourrait apparaître dans les prochaines éditions du Petit Robert

Un autre phénomène a fait son apparition dans le domaine de la restauration rapide : le fast casual. Ce terme, né aux États-Unis, se vulgarise de plus en plus en France, ce qui expliquerait son intégration dans un dictionnaire classique. Le fast casual est à cheval entre la restauration rapide et le bistrot gourmet.

Concrètement, les clients s’attendent à y déguster des plats raffinés, sains et équilibrés. Toutefois, ils souhaitent également que le temps de service soit réduit. Compte tenu du franc succès que remporte cette formule (un chiffre d’affaires de quelque 23 milliards de dollars en 2010 aux États unis), des géants de la restauration rapide s’y sont mis. C’est le cas de McDonald’s qui a investi dans Chipotle Mexican Grill. D’autres enseignes comme Five Guys, Smash Burger ou encore Pie Five Pizza et Stacked font aussi dans le fast casual.

Quand la restauration rapide joue avec les mots pour faire une meilleure marge

Les effets du scandale de la viande de cheval se font encore ressentir dans la restauration rapide. De plus, selon une étude menée par l’Institut Infegy, le terme « viande » est généralement associé à une mauvaise réputation et à une idée fortement négative d’après les discussions menées sur les blogs et les réseaux sociaux. Les retombées du mot « protéines » sont, quant à elles, très positives.

De ce fait, le fast food américain joue l’anticipation et intègre dans ses menus le terme « protéine ». Grâce à cette stratégie marketing, la restauration rapide met en avant les effets nutritionnels de la viande plutôt que l’ingrédient en lui-même.

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